Burundi
Burundi, je te vois à l’aurore dans ta robe verte
frémissante sous le doux vent du matin
Le chant cristallin des ruisseaux se mêle aux sons
aigus du rossignol pour célébrer ta beauté
Du fond de mon âme s’exhale un long cri de joie de
t’avoir pour mère patrie
Un cri fort, jubilatoire semblable à celui des
trompettes le jour de l’Umuganuro
Pourtant des fois ma voix se brise, et mes yeux se
remplissent de larmes
Oui de larmes, à la vue de tes enfants décharnés et de
tes montagnes dénudées
Mon cœur se serre d’angoisse quand tes enfants se
regardent en chiens de faïence
Pourtant j’espère, oui je garde espoir car mon grand
père Sacega le sage avant de rendre l’âme
Dans le dernier souffle qui lui restait et dans un effort
ultime a prononcé ces mots
« Ahari abagabo ntiharwa ibara »
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